L’arabe n’assemble pas les mots comme le français : il se passe du verbe « être »,
commence souvent par le verbe, et marque la fonction par la dernière voyelle.
ٱلْجُمْلَة ٱلِٱسْمِيَّةLa phrase nominale
Elle commence par un nom et n’a pas de verbe. Le français en met un — « est » — mais l’arabe ne l’écrit pas : il juxtapose simplement les deux mots.
Deux parties : le sujet (mubtadaʾ) et son information (khabar). Aucun verbe entre les deux.
ٱلْبَيْتُ كَبِيرٌLa maison [est] grandeal-baytu kabīrmot à mot : « la-maison grande »
ٱللَّهُ عَلِيمٌAllah [est] OmniscientAllāhu ʿalīm
Le sujet est déterminé (avec ٱل), l’information ne l’est pas. C’est ce contraste qui signale qu’il s’agit d’une phrase, pas d’un groupe de mots.